Un sommeil réparateur est particulièrement important pour les coureurs. Le rôle de la position de sommeil est souvent négligé. Les experts conseillent de prendre un oreiller à portée de main.
Le manque de sommeil augmente le risque de blessure. C’est ce que montrent les résultats d’une étude publiée en 2025 dans la revue spécialisée « Applied Sciences ». Selon cette étude, les personnes qui dorment mal ont un risque 68 % plus élevé de se blesser lors d’une activité sportive de loisir. Une bonne récupération est essentielle, surtout après une course intense. Les experts s’accordent sur ce point.
Conseil d’un orthopédiste : placer un oreiller ferme entre les genoux pour les personnes dormant sur le côté
Cela s’avère difficile pour les sportifs souffrant d’un genou du coureur ou d’un syndrome de la bandelette ilio-tibiale, une blessure fréquente due à une sollicitation excessive. L’orthopédiste William B. Workman recommande à Runners World de placer un oreiller ferme entre les genoux pour un sommeil plus réparateur. Cela empêche la jambe du dessus de glisser vers l’avant. Idéalement, les coureurs devraient opter pour un oreiller plus grand, qui arrive jusqu’aux chevilles. Cela aide à croiser les jambes et à maintenir une posture plus stable, ce qui améliore la qualité du sommeil.
Rendre la chambre à coucher « propice au repos »
Dormir sur le côté est la position la plus douce pour les articulations
En cas de ronflements ou d’apnée du sommeil, les experts recommandent en revanche de dormir sur le côté. En effet, en position couchée sur le dos, le risque d’effondrement des voies respiratoires est plus élevé, comme le rapporte Runners World. Le spécialiste du sommeil Christopher Allen considère que dormir sur le côté est la position la plus douce pour les articulations. La tête, la colonne vertébrale, les hanches et les genoux peuvent ainsi être maintenus dans un alignement neutre. Dormir sur le dos peut alors bien fonctionner si un oreiller est placé sous les genoux. Cela permet de réduire la tension au niveau des vertèbres lombaires, comme l’explique Allen à Runners World.
